Nous vivons une époque où l'eugénisme est à la mode, où l'image a une importance fondamentale. Pour plaire et attirer le regard, certains sont prêts à tout, à multiplier les cures, les opérations, les injections, les préparations médicamenteuses. Pourtant un moment ou un autre il faudra reussir à vous accepter comme vous êtes. Je suis peut-être naif mais je pense que chaque âge à son charme...
Si nous ne devons pas nous laisser dicter notre look et notre comportement, nous ne devons pas non plus balayer d'un geste de la main les codes de beauté de notre société. Prendre un look complètement trash ou déjanté pour sortir du lot n'est pas non plus ce que je conseille. Il faut trouver un bon compromis entre ce que je veux exprimer par mon look et le courant actuel de la société.
Mais le regard des autres ne concerne pas seulement notre apparence physique…
J’ai en effet remarqué une tendance répandue, qui consiste à idéaliser, voir à diviniser, les gens qui nous entourent, à commencer par nos enfants, nos parents, notre conjoint, etc.
Si nous imaginons que « l’autre » est une sorte de divinité, qu’il va, par sa présence, nous permettre de réaliser nos désirs, qu’il est parfait, selon nos critères personnels de ce que définit le mot « perfection ».
Et si, dans la réalité, notre enfant, notre mère, notre ami, etc, n’accomplit pas ce que nous avions pensé qu’il allait accomplir, nous allons certainement beaucoup en souffrir.
Surtout que il faut bien voir que si nous idéalisons les autres, les autres nous idéalisent aussi, et en général, nous rentrons dans leur jeu, nous essayons d’être parfait à leurs yeux.
A partir de là, nous commencons à osciller entre deux points de vue extrêmes :
- soit moi je suis parfait, et les autres ne le sont pas : ce sont donc eux les coupables, eux qui m’empêchent de manifester ma vraie nature, mes qualités, et de m’accomplir en tant qu’être humain.
- soit les autres sont parfaits, et c’est moi qui ne le suis pas : c’est donc moi qui suis coupable, coupable de ne pas apporter aux autres le bonheur qu’ils méritent et auquel ils aspirent.
Agir en accord avec la vérité consiste à rejeter ces deux points de vue extrêmes, et à trouver un juste milieu. Il s’agit de reconnaître qu’il y a un part de lumière et une part d’ombre chez chacun, y compris en nous-mêmes, et aussi à reconnaître que sur terre chacun fait ce qu’il peut selon sa perception propre des choses. Ainsi, sur cette terre il n’y pas d’anges ni de démons, la vérité est plus subtile ; de même la terre elle-même n’est ni le paradis ni l’enfer, encore une fois, la vérité est plus subtile.