n'est pas trop difficile de se sortir de la dépendance physique, il est par contre extrêmement difficile de se libérer de la dépendance psychologique que crée le produit. Certains anciens fumeurs, abstinents depuis de très nombreuses années, se disent parfois encore obsédés et tourmentés par la cigarette. Le but de ce texte est donc de montrer une voie simple pour en finir vraiment avec la dépendance mentale. Si on demande à un fumeur pourquoi il veut arrêter, il répondra probablement quelque chose du genre:
C'est très mauvais pour la santé
La nicotine crée une forte dépendance
Ca coûte de plus en plus cher
Ca indispose mon entourage
Si maintenant on demande au même fumeur pourquoi, malgré ses nombreuses tentatives, il n'arrête toujours pas de fumer, il répondra sûrement:
Fumer me procure du plaisir
Ca me détend et m'aide à lutter contre le stress
Ca m'aide à me concentrer
Maintenant analysons un par un les arguments en faveur de la cigarette.
Fumer procure du plaisir ?
C'est faux! Le goût de la fumée n'a rien d'agréable et le tabac n'a aucun effet euphorisant sur l'organisme (à la différence de l'alcool par exemple). Le seul plaisir pour un fumeur invétéré, c'est de calmer le manque physique provoqué par la nicotine (c'est un peu comme se taper la tête contre un mur et s'exclamer "wahhh quel plaisir quand ça s'arrête").
Le tabac détend et déstresse ?
Là encore, c'est une idée reçue. Le tabac est un excitant, il ne vous détend pas, mais au contraire augmente le stress. Si vous fumez beaucoup le soir, la qualité de votre sommeil s'en fera ressentir.
Fumer aide à se concentrer ?
Il est bien évident que si le tabac rend nerveux et agité, fumer ne peut en aucun cas vous aider à vous concentrer. Si vous avez besoin de vous occuper les doigts quand vous réfléchissez, prenez un stylo au lieu d'une cigarette, ça suffira.
Conclusion, on s'aperçoit maintenant qu'il n'existe aucun argument objectif en faveur de la cigarette. Quand on prend conscience que la cigarette n'a jamais été ni une amie, ni une aide à aucun niveau, alors la dépendance psychologique au tabac disparaît sans vraiment avoir d'effort à faire, sans avoir à se faire violence contre soi-même. Et quand l'attachement psychologique créé par la cigarette est parti, il devient très facile de se libérer de l'attachement physique. Quitte à utiliser un des produits de substitution mentionnés au début de cet article.
Article inspiré par le travail de Allen Carr